La messe d’ouverture de la 128è Assemblée plénière des évêques catholiques s’est tenue dans la soirée du 20 janvier 2026, à la paroisse Saint Paul des Cités sise dans le diocèse de San-Pedro. C’était en présence de nombreux fidèles et des invités dont les autorités administratives et politiques de la ville.
Dans son homélie, Mgr Marcelin Yao Kouadio, président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, s’appuyant sur les textes du jour a fait une comparaison concernant la désignation du roi David et les différents modes de désignations des rois de la terre et des autorités politiques.
Selon le président de la Conférence, c’est sur recommandation du Seigneur que David a été consacré par l’onction pour gouverner. « David est vraiment l’élu de Dieu, donc un Roi légitime. Il tient son intronisation ou sa prestation de serment de Dieu lui-même », a-t-il souligné avec fierté.
Ajoutant par contre, « malheur aux divinités politiques qui tiennent la légitimité des puissances étranges nuisibles au point que le peuple ne compte pas pour eux, Dieu encore moins ».
L’exercice (du pouvoir), ce n’est pas une question de carnet d’adresse », ni « des grandes puissances…
Au regard de ce qui précède, l’évêque de Daloa a souligné, « nous voyons qu’en Israël, l’accession au trône ou au pouvoir, présuppose un choix divin. (…) L’exercice (du pouvoir), ce n’est pas une question de carnet d’adresse », ni « des grandes puissances, à l’hypocrisie des institutions internationales aux multinationales, à la Françafrique, etc. », a-t-il indiqué.
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Poursuivant son intervention, il a mentionné que « contrairement aux humains, Dieu regarde le cœur et non l’apparence ». Il a aussi rappelé que dans les sociétés africaines, l’accession au trône ou l’exercice du pouvoir est régi par des règles bien établies, basées sur un catalogue de vertus.
Si bien que l’on est chef ou roi, en Afrique, de par son intégrité, de par sa lignée, son sang ou sa naissance, et un tel choix se fait de façon consensuelle et par cooptation.
les Africains se donnent des chefs par élection en essayant d’imiter les règles de la démocratie à l’Occidental par l’épée et par la prédation économique…
Dans les Etats, « sous les rayons incandescents du soleil des indépendances sous tutelle et de la souveraineté confisquée, les Africains se donnent des chefs par élection en essayant d’imiter les règles de la démocratie à l’Occidental par l’épée et par la prédation économique sans compter la sécurité sous-traité. Une troisième voix est en train de voir le jour et elle n’est pas à occulter, à savoir l’accession au pouvoir par infraction, braquage électorale ou braconnage, d’où les rébellions armées, la fraude électorale et la culture de la contestation des résultats des urnes.
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Et pour anesthésier la conscience collective, les médias mensonges et les observateurs étrangers cupides » tombent dans le jeu de la complicité en validant ces élections, tout en minimisant les violents incidents causées lors du scrutin, a déploré Mgr Marcellin Kouadio.
Pour lui, il estime que l’exercice du pouvoir est la forme la plus élevée de la charité qu’il faut mettre en exergue pour le bien des populations et garantir la liberté, la dignité humaine. Dans la matinée de ce même jour, l’ouverture officielle de cette rencontre s’est tenue au centre diocésain Cossé-a-Dio.
Pendant 6 jours (20 au 25 janvier), les évêques plancheront sur plusieurs sujets touchant l’église catholique, la situation politique de la Côte d’Ivoire, après la présidentielle et les législatives.
Céline Djidjé, Envoyé spécial










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»