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Côte d’Ivoire, 14 journalistes instruits sur les VBG

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Des journalistes renforcement leur capacité sur les Vbg/Ph Credochristi.com

14 journalistes ont participé le 24 novembre 2020 à une session de renforcement de capacité sur les Violences basées sur le genre (Vbg). 

Aman Née Kouao du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants au ministère de la Femme a animé le 24 novembre 2020 un atelier de renforcement de capacité sur les Vgb et la santé reproductive. Selon elle, la Violence basée sur le genre (Vbg) se définit comme tout acte nuisible perpétré contre le gré de quelqu’un et qui est basé sur les différences sexuelles prescrites entre l’homme et la femme.

Le viol, les agressions sexuelles (mutilation génitale féminine), les violences physiques et émotionnelles, le mariage précoce, le mariage forcé ou mariage des enfants font partie des Vbg. 

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Selon les statistiques, près des 1/4 des femmes en union ont subi des violences physiques. 1 femme sur 3 parmi elles ont au moins l’âge de 20 ans. Selon les données Mics 2016, 36,7% de femmes âgées de 15 à 49 ans et 10,9% de filles de 14 ans sont excisées.

 7,7% de filles avant 15 ans et 32,1% avant 18 ans sont mariées ou unies. 2/5 soit 36% de femmes ont subi des violences sexuelles depuis l’âge de 15 ans, indique la même source. Le pourcentage d’enfants contraints aux tâches ménagères est de 63,7% pour les filles et de 44,9% pour les garçons. 

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Parmi les personnes victimes de Vbg le cas des femmes violées est plus alarmant. Parce qu’elles sont stigmatisées et rejetées par la société. Afin de les aider à reprendre courage et à vivre comme avant, Aman née Kouao les a encouragés à se rendre dans les centres sociaux. Des spécialistes  » les accueilleront et les prendront en charge afin de les aider. Après la première intervenante, la seconde Sanata Konaté de L’Unpfa a instruit les participants sur les différentes prises en charge dont les victimes peuvent en bénéficier. 

Cette rencontre a été organisée par l’Ong Dignité et droits pour les enfants en Côte d’Ivoire (Dde-CI), une organisation de protection et de promotion des droits de l’enfant. La présente rencontre s’inscrit dans le cadre de son projet de promotion de la santé sexuelle reproductive et de lutte contre les viols, les violences sexuelles et psychologiques à l’égard des filles et des femmes handicapées et non handicapées. 

Aka Ahoussi

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