La sénatrice ivoirienne Chantal Fanny Epse Diaby, présidente de l’Association des femmes membres du parlement de la Cedeao (Ecofepa), a présenté un ambitieux programme d’activités pour l’année 2026, devant ses collègues. C’était jeudi 26 février, au siège du Parlement de la Cedeao, à Abuja (Nigéria).
Pour ce mandat qui démarre, Chantal Fanny Epse Diaby, présidente d’Ecofepa, veut se servir des erreurs du passé pour gérer le présent et consolider l’avenir.
Par ailleurs, elle a indiqué vouloir mettre l’expérience qu’elle a capitalisé sur de nombreuses années au profit des femmes parlementaires et de toutes les femmes de l’espace Cedeao. “Nous devons travailler pour les femmes et leur donner ce qu’elles méritent”, a-t-elle laissé entendre.
elle a fait observer l’insuffisance voire l’absence des femmes dans les instances de décisions
Dans son développement, elle a fait observer l’insuffisance voire l’absence des femmes dans les instances de décisions sur le continent.
“Très peu de femmes sont au-devant de la scène”, a déploré la sénatrice ivoirienne qui s’est interrogé, si cela était du fait d’une volonté politique. “J’ai été surprise de savoir que nous sommes au Nigeria avec de plus 250 millions d’habitants, avec les pouvoirs que les femmes ont, qu’au Sénat, c’est seulement 4 femmes qui sont élues sur 109 parlementaires. À l’Assemblée, sur 360 députés, il n’y a que 17 femmes, il y a quelque chose qui ne va pas”, a regretté la présidente d’Ecofepa.
Promotion des femmes dans les instances
C’est pourquoi, elle invite par conséquent, les femmes parlementaires de l’association à œuvrer pour la promotion des femmes de l’espace Cedeao. En effet, la nouvelle présidente de l’Association des femmes parlementaires de la Cedeao a déjà assumé des fonctions de Secrétaire générale et de 1ère vice-présidente de l’Association au sein des mandatures précédentes.
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Identifiée par ses paires pour son dynamisme, sa vision pour l’émancipation et le leadership de toutes les femmes de l’espace Cedeao, la sénatrice ivoirienne a bénéficié d’un soutien naturel de Hadja Mémounatou Ibrahima, membre de l’Ecofepa et présidente du Parlement de la Cedeao, Fanta Conté, députée à l’Assemblée nationale de la Guinée Conakry, Adjaratou Traoré, députée au parlement ivoirien, Cécile Ahoumènou, députée au parlement béninois et des autres femmes membres du Parlement de la Cedeao.
De la diplomatie parlementaire passant par la formation et le mentorat des femmes aux alliances régionales
Pour la présidente de l’Ecofepa, c’est un programme d’activités adopté à l’unanimité par ses collègues femmes, qui va guider son mandat. De la diplomatie parlementaire passant par la formation et le mentorat des femmes aux alliances régionales et internationales, elle n’a pas caché son ambition de porter l’Association au firmament du leadership féminin en Afrique.

‘’Ma démarche consolidera l’inclusion féminine dans les États et les institutions et préparera la relève à travers la transmission intergénérationnelle’’, a-t-elle déclaré.
Parcours politique et universitaire
Élue le 6 décembre 2025, Chantal Moussokoura Fanny dirige l’Ecofepa pour 2 ans en remplacement de Veronica Sesay. Créée en 2002, l’association des femmes parlementaires de la Cedeao est désormais sous la direction de l’Ivoirienne Chantal Fanny.
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Femme politique et diplomate très engagée dans son pays, la Côte d’Ivoire. De 2013 à 2018, elle devint maire de Kaniasso, nord du pays. En avril 2018, elle est nommée vice-présidente du Sénat de Côte d’Ivoire chargée de la Diaspora et de la coopération internationale.
Le 7 décembre 2021, elle est élue au Secrétariat général du Bureau de l’association des femmes parlementaires de la Cedeao (Ecofepa).. Diplômée en Sciences politiques de l’Université Laval (Canada) et doctorante en Sciences politiques de l’Université Atlantique d’Abidjan, elle est aussi titulaire d’un DESS en communication.
Magloire Madjessou avec Africaho.bj










































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