« Couverture des élections en toute indépendance : Entre pressions politiques, contraintes économiques, exigences déontologiques et responsabilité sociale ». Tel est le thème qui a réuni, mercredi 17 septembre 2025, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau, le panel. Des experts de la communication à la suite duquel des diplômes ont été remis à la 4è promotion des titulaires du master class Grands genres et Politique.
Le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a invité les journalistes à faire preuve de professionnalisme surtout en cette période sensible. « Vous avez le devoir de ne publier que des informations équilibrées, impartiales, exactes, honnêtes et fiables ». L’information étant un pilier fondamental de la démocratie et du vivre ensemble, estime le ministre, si elle est mal utilisée, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et la paix.
Dr Alfred Dan Moussa, directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication Polytechnique d’Abidjan (Istc), a constaté l’afflux d’observateurs et journalistes occidentaux en période électorale. Toutefois, il a mis en garde les journalistes locaux de ne pas servir aux populations ivoiriennes les informations que les médias internationaux relaient.
le journaliste est payé pour vérifier l’information avant de la servir au public, par ailleurs, il doit fournir du contenu qui permettra de réduire à néant les réseaux sociaux
Pour lui, la seule pression qui se fait sur le journaliste est celle du respect de l’éthique et de la déontologie de la profession. « Toute rédaction doit se préparer au financement du processus électoral qui a lieu chaque 5 ans. Elle doit s’en donner les moyens et ne publier que l’information vérifiée », dit-il en tant que journaliste. Selon lui, le journaliste est payé pour vérifier l’information avant de la servir au public, par ailleurs, il doit fournir du contenu qui permettra de réduire à néant les réseaux sociaux.

Dr Sall, expert en droit des médias, brandit la noblesse du métier de journaliste professionnel dès lors que les médias sont au cœur du processus électoral. Un journaliste a beau avoir une ligne éditoriale, il doit rester professionnel dans la transmission de l’information. Pour sa part, le journaliste doit respecter l’équilibre dans la couverture médiatique, l’équité et l’égalité. Une mauvaise couverture médiatique, une couverture partisane de l’élection peut entraîner des conséquences graves.
Le manque de responsabilité peut conduire le journaliste en prison quand il crée la peur…
« Si faute de moyens, le journaliste devient un journaliste embarqué, c’est-à-dire transporté et nourri par l’équipe de campagne. Il doit rester toutefois professionnel et responsable. Le journaliste doit éviter de diffuser des contenus qui incitent à la violence, l’intolérance, qui sont source de tensions ou d’exacerbation de tensions même s’ils sont avérés. Le manque de responsabilité peut conduire le journaliste en prison quand il crée la peur, la psychose chez la population, les tensions », a-t-il déclaré.
En outre, il a invité les journalistes à ne pas proclamer les résultats avant la structure organisatrice des élections (..) Eviter de faire des estimations hâtives, car il peut avoir des rectifications opérées par la Commission électorale suite à des erreurs.
Au cours du panel, un film institutionnel a montré les responsables de médias. Notamment Soir Info, l’Inter, le Patriote, Fraternité Matin, Alerte Info…qui ont recommandé à ces médias la neutralité, ne pas être le porte-voix des politiques.
Sa Majesté la Reine Agnès Kraidy, modératrice du panel, a fait remarquer qu’il n’y a pas de petits candidats en période électorale. Il faut par conséquent les traiter sur le même pied d’égalité.
Après le panel, ce fut la cérémonie de remises des diplômes aux récipiendaires en Master class « Grands genres » et « Politique ». Tous ces impétrants constituent la 4è promotion de journalistes formés par l’Autorité nationale de la presse (Anp), avec pour parrain Claude Sahi Soumahoro, Chef de Cabinet du président Ouattara.
Enoc Otré (Stg)











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»