Des théologiens, prêtres et religieuses au nombre de 28 venus de l’Afrique, de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique sont en séminaire sur la Bible à l’Institut théologique de la compagnie de Jésuite (Itcj) d’Angré Cocody-Abidjan. Depuis lundi 2 février 2026, une rencontre mondiale des biblistes se tient dans cet Institut, sous le leadership du Père Paul Béré, doyen de la faculté biblique de l’université Grégorienne de Rome(Italie).
Des sessions de formation organisées à l’Itcj d’Angré Abidjan entre des différents continents, afin que des spécialistes de Bible décryptent et trouvent les difficultés liées à la compréhension du livre saint.
Un autre continent peut dire que nous apercevrons autrement la Bible de différente manière que l’autre. La Bible parle différemment à plusieurs personnes en fonction du contexte. Tel est, entre autres, les objectifs visés par ce séminaire, qui prend fin, vendredi 6 février 2026, à Abidjan.
On se rend compte qu’on cherche la même chose que les autres. Ils portent les mêmes questions…
Le père Paul Beré, doyen de la faculté de l’université Grégorienne de Rome et instigateur de ce séminaire, se dit satisfait de ce séminaire. « On se rend compte qu’on cherche la même chose que les autres. Ils portent les mêmes questions. Il a fallu créer cet espace, où des gens se rencontrent pour réaliser qu’ils portent des questions ».
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Dans l’après-midi, des participants réunis en groupe, ont été ravis de s’exprimer, de s’écouter et de parler de l’expérience vécue par une personne dans son pays. « Comment nous pouvons lire pour que les gens écoutent mieux cette Parole de Dieu. Tel est le contexte de cette conférence dont la première a eu lieu à Rome. La deuxième conférence eut lieu en Afrique, à Abidjan Itcj. Probablement, l’an prochain, ce sera aux Etats-unis ou en Amérique latine ou l’Asie », a fait savoir le père Augustin Atikin.
Les résultats attendus de ce séminaire, quelle que soit notre origine, que nous puissions nous comprendre. C’est pourquoi, l’accent est mis sur l’écoute entre les participants. La Bible est utilisée comme une littérature, souligne le père-enseignant Atikin, à décortiquer.

Il faut une personne pour pouvoir la décrypter et rendre cela accessible
La Bible est opaque. Il faut une personne pour pouvoir la décrypter et rendre cela accessible. « Notre travail est d’étudier la Bible comme une science et qu’elle soit plus accessible aux personnes », a conclu le père Augustin Atikin, jésuite et professeur de Bible.
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Quant à Mgr Jacques Ahiwa Assanvo, Archevêque métropolitain de Bouaké, il a parlé de monnayer la formation reçue aux acteurs pastoraux de son diocèse.
« Il faut le faire sous la forme de la catéchèse pour essayer de rendre la Bible plus accessible à nos fidèles. Ces méthodes permettront justement de comprendre le texte biblique, sortir les éléments principaux et leurs sens. Ensuite le porter aux fidèles de sorte que cela impacte leur vie », a-t-il expliqué, soulignant « que nous sommes ici à l’école pour apprendre et le rendre pratique sur le terrain pour les fidèles chrétiens ».
Ledit séminaire sur la compréhension de la Bible par zone géographique ou continent prend fin, vendredi. Des visites sur les sites touristiques de la Côte d’Ivoire permettront aux pasteurs de connaitre, d’apprécier le riche patrimoine ivoirien.
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»