La Confédération des organisations des victimes de crises ivoiriennes a produit une déclaration dans laquelle elle dit ne pas voir d’inconvénient quant au retour de Gbagbo, ce jeudi 17 juin à Abidjan.
Avec le retour annoncé du président Laurent Gbagbo à Abidjan, le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire n’est pas content. Il a exprimé cette colère lors des manifestations organisées à Abidjan, appelant les victimes et les autorités à ne permettre ou empêcher l’arrivée de Gbagbo en Côte d’Ivoire ou le conduire directement à la prison. La Confédération des organisations de victimes des crises ivoiriennes (Covici) a, dans une déclaration datée du 13 juin 2021, a indiqué que « le Covici ne trouve aucun inconvénient au retour de monsieur Laurent Gbagbo dans son pays.»
Par ailleurs, la Covici souhaite que ce retour contribue à la décrispation et à la réconciliation nationale. Car, aucune raison ne doit justifier, selon elle, les violations graves des droits de l’Homme régulièrement perpétrées en Côte d’Ivoire depuis deux décennies.
A propos du bilan partiel, la Covici note et reconnait que des efforts ont été fait, mais les droits des victimes ivoiriennes restent partiellement satisfaits. « Les victimes des crises ivoiriennes n’ont pas encore bénéficié des avantages que pourraient procurer une justice dans un contexte post-conflit violent avec des conséquences individuelles et collectives aussi graves », a souligné Kanté Lassina, Pca de la Covici.
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A l’endroit du ministère, des partis politiques, la Covici souhaite la création d’un cadre permanent de dialogue entre les leaders politiques afin de rapprocher leurs positions encore tranchées ; travailler à la mise en œuvre des résolutions du séminaire de Jacqueville portant sur les préoccupations des victimes ; travailler au respect de la mémoire de toutes les victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire et à l’apaisement de la douleur de leurs familles etc.
Quant au Collectif des victimes de Côte d’Ivoire, malgré les appels au dialogue et à la paix de l’opposition et de la société civile, il multiplie les marches et manifestations contre le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
Pierre Grah-Awoyo











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»