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4è mandat de Ouattara: Gbagbo toujours opposé et parle de la libération de prisonniers d’opinion

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Les membres du Ppa-CI et la direction au siège du parti Attoban Cocody/Ph DR

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a présidé le 29 novembre 2025, la cérémonie de lancement de l’Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO). Cette rencontre s’est tenue à son Cabinet sis à la Riviera Attoban (Cocody) en présence de la direction du Ppa-Ci, du collectif des avocats et de nombreux invités.

L’ancien président a profité de cette tribune pour réitérer son opposition au 4e mandat du président Alassane Ouattara. « Il nous faut continuer de lutter contre le 4e mandat », a-t-il dit à ses nombreux partisans ayant effectué le déplacement.

D’ailleurs, c’est dans l’optique de s’opposer à ce 4e mandat, qu’il juge « anticonstitutionnel », que sous son initiative, le Comité central du PPA-CI a décidé que le parti ne participera pas aux élections législatives du 27 décembre 2025.

Le quatrième mandat, c’est quelque chose d’ « anticonstitutionnel », a dit l’ancien président, qui a fait observer qu’en Afrique, des crises politiques naissent parce que « les textes que nous écrivons, nous ne les respectons pas ». Tout en s’offusquant qu’« on mobilise des juristes, on écrit des Constitutions, on écrit des lois, on les vote, on est fier de les imprimer et de les publier au journal officiel. Mais, quand il faut l’appliquer, on ne l’applique pas ».

Laurent Gbagbo, président du Ppa-CI/Ph DR

Selon Laurent Gbagbo, « Si la Constitution écrit qu’un citoyen ne peut pas faire plus de deux mandats, pourquoi sommes-nous à la veille d’un 4e mandat (du président Alassane Ouattara) ? On ne peut pas accepter cela, c’est anticonstitutionnel », a souligné le leader du Ppa-Ci avec insistance.

Avant de s’interroger,  « pourquoi devons-nous écrire ce que nous ne voulons pas faire. Je ne suis pas d’accord avec ça parce que tous les problèmes commencent par-là », a dit l’ancien président ivoirien qui a appelé au respect de la Constitution.

Mis en place l’Ilpo

Outre les discours, la rencontre du 28 novembre a été surtout marquée par la mise en place d’une Commission ad-hoc dénommée Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (Ilpo).

Ce projet qui est une initiative du Ppa-Ci, se veut un « instrument d’alerte, de plaidoyer et de mobilisation permettant d’influencer les décisions politiques et institutionnelles. »

Elle a également pour objectif de « servir de passerelle entre les familles, les avocats, les organisations des droits humains, les médias et les institutions internationales », et d’assurer un accompagnement global de l’arrestation jusqu’à la libération complète, en incluant la réinsertion sociale, ont indiqué les initiateurs de ce projet.

Ses responsables sont Emmanuel Ackah, nommé coordinateur général de la Commission ad hoc, Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO). Il est secondé par Odette Sauyet, coordinateur adjoint. Daniel Billaud est chargé du pool finances.

Sylvain Tapi est nommé responsable du Pool juridique, Patrice Kouté responsable de la gestion des détenus, Ousmane Sy Savané responsable du Pool communication et porte-parolat, Félix Tanoh, occupe le poste du Pool relations extérieures et lobbying, et Ignace Guehi du Pool solidarité et familles.

Les membres de cette Commission Ad hoc interviendront auprès des autorités compétentes, en vue d’obtenir la libération de milliers de cadres et militants incarcérés à la suite des appels du Ppa-Ci à des « marches pacifiques » en vue d’une élection présidentielle inclusive, le 25 octobre 2025. Les heurts lors de la période du scrutin présidentiel ont fait 11 morts.

Aka Ahoussi

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