Les membres des conseils pastoraux des paroisses ainsi que du laïcat du diocèse d’Abidjan se sont retrouvés du 21 au 23 novembre 2025 au Centre Sainte Thérèse de Bingerville pour une session de formation portant sur le thème, » Ensemble construisons un laïcat authentique pour une église synodale et autonome au service de tous « .
Le sous- thème : » Appropriation du plan stratégique et des recommandations de l’archevêque », Marie Laure Boni, l’économe diocésain, a révélé que » l’église d’Abidjan sera digitalisée ». Les quêtes, les offrandes, les dimes, désormais, seront faites via les compagnies de téléphonie mobile.
Selon l’économe, les 17 pays de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit d’affaires ( Ohada) ont voté en 2022, un nouveau système comptable appelé » Syscoa pour les Ong dans lesquelles il y a les organisations cultuelles ».
Qui a précisé que dans ce cadre, » des audits réguliers vont être faits dans l’église », ainsi que dans les mouvements et associations
Elles (les églises) » sont tenues depuis la fin de 2024 de tenir une comptabilité rigoureuse. Donc, nos églises doivent produire aujourd’hui des états financiers », a-t-elle dit, avant d’ajouter, » nos églises doivent tenir un registre. Les églises doivent être dans un cadre réglementaire ».
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La digitalisation vise à répondre à cet objectif et instaurer la transparence et la crédibilité dans la gestion des fonds de l’église, a souligné Marie Laure Boni. Qui a précisé que dans ce cadre, » des audits réguliers vont être faits dans l’église ‘‘, ainsi que dans les mouvements et associations. » La transparence doit traverser toutes les structures de l’église », a-t-elle ajouté.
à récolter de l’argent pour assurer l’autonomie du diocèse et assurer pleinement la prise en charge des prêtres, des veuves…
Pour l’économe diocésain, cette transparence vise à récolter de l’argent pour assurer l’autonomie du diocèse et assurer pleinement la prise en charge des prêtres, des veuves, des orphelins et des étrangers, comme définie par le plan stratégique de l’archevêque.
En ce qui concerne la digitalisation, la conférencière a fait remarquer qu’elle ne sera pas appliquée aux populations des zones rurales et aux personnes n’ayant pas de portables. » On va mettre en place d’autres mécanismes pour recueillir leurs quêtes », a-t-elle précisé.

A sa suite, le père Rodrigue Dago N’Saman, dans la soirée a présenté aux participants, une communication sur la » caisse de péréquation : rôle, objectif et mission ». Il a expliqué l’importance de cette structure et les objectifs que l’archevêque veut atteindre avec la péréquation pour l’épanouissement économique et sociale des prêtres.
Organisée par le laïcat du diocèse d’Abidjan, cette session de formation avait pour but de former les laïcs du diocèse, afin qu’ils s’approprient le plan stratégique du Cardinal Bessi Dogbo et travaillent à sa réalisation.
A la séance d’ouverture de ces assises, Marie Jeanne Alaba, présidente du laïcat du diocèse d’Abidjan, s’est réjouie de cette rencontre, qui permettra aux laïcs de se former afin » d’exercer un laïcat plus authentique ».
Aka Ahoussi











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»