Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, s’est adressé, vendredi 6 août 2021, à la Nation à la veille du 61è anniversaire d’indépendance de la Côte d’Ivoire. Concernant la requête du président Laurent Gbagbo, il n’a pas donné de suite favorable.
Dans son message à la Nation, à la veille commémorative de l’indépendance, le président Ouattara a gracié 9 personnes condamnées pour des infractions commises lors de la présidentielle de 2020. Aussi, a-t-il procédé, ce jour, à la mise en liberté de 3 000 condamnés dont la peine restant à exécuter est inférieur à 1 an. Selon le président Ouattara, cette mesure ne concerne pas « les personnes condamnées pour des crimes de sang.»
Tout en espérant, selon le chef de l’Etat que l’examen de la situation d’autres détenus se poursuit.
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Alors que le mardi 27 juillet, lors de sa rencontre avec le président Laurent Gbagbo, celui-ci avait émis le vœu de voir tous les prisonniers de la crise postélectorale de 2010 être libérés. Pour l’ex président ivoirien, la libération de ces prisonniers politiques et militaires de la crise postélectorale serait un début de gage de la réconciliation et de la paix tant attendue par les Ivoiriens.
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»