Aux élections présidentielles du 25 octobre dernier, en Côte d’Ivoire, il y a eu des violences inouïes sur la tenue de ces élections. Des Ivoiriens sont morts, d’autres brûlés vifs, à Nahio et à Kossandji. Mais devant ce tableau de désolation, la Justice a promis à agir, et depuis plus d’un an, rien. Absolument rien. Et pourtant, l’opposition est poursuivie tous les jours…
CONTRASTE AFFLIGEANT. Elles ne sont plus de ce monde. Elles ? Ce sont onze dépouilles mortelles, qui ont été conduites à leur dernière demeure, ce samedi 31 octobre 2026. Et elles ont été victimes du même modus operandi: des représailles nocturnes.
En effet, le 25 octobre 2025, à l’appel du PPA-CI, l’élection présidentielle a été perturbée dans la sous-préfecture de Nahio (département d’Issia dans la région du Haut-Sassandra), empêchant des partisans du chef de l’État, candidat à sa succession, d’exercer leur devoir civique.
Quatre personnes ont été tuées
Ce crime de lèse-majesté a conduit à une opération punitive exécutée, la nuit tombée, avec des incendies, des armes contondantes et des tirs à l’arme. Quatre personnes ont été tuées: une personne a été brûlée vive et trois personnes sont mortes par balles (photo de leur caveau ci-dessous).
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De son côté, Kossandji (sous-préfecture de Danguira dans le département d’Alépé, région de la Mé) n’a pas été épargné par la violence aveugle, consécutive à une tension foncière. Dans la nuit du 4 au 5 août 2026, les allochtones et allogènes mossi et lobi ont attaqué ce village d’accueil akyé, incendiant et détruisant tout sur leur passage. Sept personnes y ont trouvé la mort.
Le traitement de ces actes de violence est confronté à un double standard. Pour le conflit intercommunautaire de Kossandji, la justice s’est montrée alerte. L’enquête ouverte par le parquet près le tribunal de première instance d’Abidjan-Abobo a permis l’interpellation de 18 personnes pour notamment association de malfaiteurs, meurtre et vol en réunion.
Alors que la justice est aux trousses des cadres et militants de l’opposition (PDCI-RDA et PPA-CI), poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation…
Mais, pour la tension politique à Nahio, c’est un silence assourdissant. Alors que la justice est aux trousses des cadres et militants de l’opposition (PDCI-RDA et PPA-CI), poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation en relation avec le scrutin du 25 octobre 2025, à Nahio, la même justice marche sur des œufs.
L’information judiciaire ouverte, le 28 octobre de la même année, par Yao Janvier Olivier, procureur de la république près le tribunal d’Issia, n’a, pour l’instant, donné aucun résultat, un an après. Aucun présumé auteur n’est poursuivi et personne risque de ne pas répondre de ces violences à Nahio. C’est un contraste affligeant.
F. M. Bally
Chapô est de la rédaction










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»