Pour ce deuxième jour du temps de carême, le Père Apollinaire Adams Kouakou, enseignant au grand séminaire Saint-Paul d’Abadjin d’Anyama, a animé une conférence, jeudi 19 février 2026, à la paroisse Saint-Jacques des 2 Plateaux-Cocody. L’enseignement a porté sur le thème : « En qui croyons-nous ? ». L’enseignant a redéfini l’essence de la foi chrétienne.
Le mystère de la trinité et de la divinité du Christ ont été des pans sur lesquels le conférencier a développé le thème du jour. Le père Apollinaire Kouakou a expliqué que la trinité est le fondement unique du christianisme. Le mystère de la trinité repose sur la consubstantialité, à savoir le Père, le Fils et l’Esprit saint, une vérité scellée au Concile de Nicée en 325, affirmant que ces 3 personnes partagent une seule et même substance divine.
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Cette structure unique au christianisme a des fondements, souligne-t-il, qui apparaissent dès la Genèse, où il est dit que l’Esprit de Dieu planait déjà sur les eaux, et quand Dieu lui-même dit « faisons l’homme à notre image » pour montrer la conversation intérieure au sein de la divinité. Le Père Apollinaire Adams illustre cette union indivisible par l’image concrète d’une sauce dont les composants sont inséparables.
La foi ne repose pas sur une idée abstraite, mais sur la résurrection du Christ
Définissant le thème christianisme, il dira que ce n’est en aucun cas « une association de bienfaisance », « un club d’amis » ou une simple « utopie sociale », plutôt « le projet de Dieu ». La foi ne repose pas sur une idée abstraite, mais sur la résurrection du Christ, que le père Apollinaire Adams qualifie de « commencement d’un présent qui ne finit jamais ».

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Puis, il a expliqué que la foi est une « ferme conviction » qui exige une vie sacramentale intense, notamment à travers l’Eucharistie. Celle-ci est présentée comme une nécessité vitale, au point qu’un chrétien qui s’en prive est comparé à un « cadavre ambulant ».
La croyance et foi
Le conférencier a rappelé la différence radicale entre la croyance et la foi. La croyance est locale et fragmentée puisque chaque culture a ses propres croyances, mais la foi est universelle. Le père Apollinaire Kouakou a aussi expliqué que le Christ est « vrai Dieu et vrai homme », et que sa puissance n’est pas limitée à un territoire.
L’analyse du père soutient que Dieu le Fils a emprunté le chemin de l’homme pour le diviniser et nous permettre, à notre tour, de remonter avec lui. Il a affirmé que le Christ est la promesse, la réalisation de cette promesse et l’espérance vécue.
L’un des aspects les plus intéressants de cet enseignement est l’inculturation. Selon lui, le christianisme ne vient pas pour détruire les traditions, mais pour les parfaire ; il faudrait désormais apporter les prémices en procession vers l’autel plutôt que de les offrir à des génies. L’on peut être « Africain et chrétien » parce que la foi ne nie pas l’identité culturelle, mais l’élève vers la gloire de Dieu.
En substance, le père Adams Kouakou a affirmé que l’Église a besoin de témoins forts et capables pour proclamer le Christ, et de personnes, qui n’ont pas honte de montrer leur foi, là où elles se trouvent.
Esther Ahoua (Stagiaire)










































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